Du Vélib à la choucroute : 1/location.

Je suis une cycliste urbaine du quotidien, voir de l’extrême.

Voyageuse régionale qui trimballe son engin dans les TER, malgré la prochaine interdiction. Hôte pénible qui impose à ses invités le déplacement à deux roues pour se rendre au centre ville. Touriste pédestre jalouse des autochtones qui filent comme le vent.

Et surtout strasbourgeoise pédante, circulant dans la Première Ville Cyclable de France. Ainsi, lorsque les Vélibs ont débarqué dans la Capitale, j’avoues je me suis gaussée. Bien que favorable à l’aspect développement durable d’une telle initiative, j’avais du mal à croire que la circulation quotidienne à vélo telle que je la vis était applicable à une mégalopole envahie par les automobiles, dotée d’un réseau de transport en commun dense, et surtout affligée d’un réseau de pistes cyclables aussi rabougri.

Lorsque je doute sur un sujet, je profite généralement de mon temps de travail pour faire une revue de presse dessus. Et force est de constater que les quotidiens parisiens sont quasi unanimes : le Vélib, c’est la Vélorution. Toujours perplexe, je fais un tour de blogs.
Constat identique : une fois le système de location apprivoisé, et le véhicule récupéré, c’est en général le bonheur. On y évoque pelle mêle la liberté de pouvoir rentrer après le dernier métro, le vent dans les cheveux, le fait d’arriver à l’heure à ses rendez vous, moins stressé au boulot, la (re)découverte des petits charmes insoupçonnés et le changement de regard sur sa ville, la fierté de se promener à vélo, le regard amical des passants, les contacts qui se nouent entre usagers…

Tout ça, je l’éprouve aussi en circulant à Strasbourg, et pourtant je n’arrivais pas à me départir de certaines idées reçues. Il fallait tester.

1/ Location du vélo

(Pour les provinciaux qui ne connaissent pas le système de location, voici comment ça marche. )

Pour louer un vélo à la journée à Strasbourg, il faut se rendre dans l’une des deux boutiques Vélocation rue du Maire Kuss près de la gare, ou rue des Bouchers près de la place du corbeau au centre ville, présenter un papier d’identité, et donner un chèque de caution de 100 euros. Il vous en coutera 8€. Le gros inconvénient est qu’on doit passer obligatoirement passer par un employé de vélocation : on trouvera dont porte close entre 12h et 14h, et après 18h30. Et si vous n’avez pas de chéquier, vous repartez à pieds.
La disponibilité des bornes Vélib 24h/24 est donc idéale en milieu urbain… à condition de faire preuve d’un peu de patience, et de ne pas être réfractaire aux nouvelles technologies.

Ne disposant pas du Pass Naviguo magique qui débloque ton vélib en un seul geste (mais je compte moderniser ma carte orange la prochaine fois que je viendrai à Paris ; à ce sujet ça serait super que le numéro d’abonné de la vieille carte orange serve de sésame au vélibs, tout en conservant le code personnel à 4 chiffres évidemment ; à moins que ça ne soit déjà le cas ?), j’ai pris un ticket d’abonnement à la journée, grâce à ma carte bancaire.

J’ai obtenu mon ticket journalier et mon code d’abonné sans aucun problème, mais j’ai eu du mal à comprendre qu’il me fallait choisir entre les numéros de vélos celui que je voulais emprunter, et taper ce numéro sur la borne de location, pour débloquer le verrou du véhicule. J’ai du m’y reprendre à plusieurs fois, heureusement, je n’étais absolument pas pressée et des passants m’ont donné un coup de main.

Une caution symbolique de 150€ est virtuellement débitée de mon compte (cqfd : si jamais je casse le vélo, je devrais payer les 150€, ils ont mes coordonnées bancaires, ils savent.) et… c’est tout ! Grâce au petit truc que m’ont dévoilé mes amis parisiens, je n’ai même pas payé la location journalière de 1€ de mon vélo. Et comment donc ? facile. Les 30 premières minutes de chaque trajet sont gratuites. Si vous devez effectuer un trajet supérieur à 30 minutes, le coût du service Vélib’ sera débité sur votre compte bancaire en même temps que le coût de votre abonnement, à la fin de sa période de validité. Il suffit donc de changer de vélo avant la fin de la première demi heure.

En gros, dès que je croisais une station Vélib sur mon chemin, je m’y arrêtais pour prendre un cheval frais 🙂 Bien sur, il faut trouver une station avec des vélos disponibles, mais en partant de l’avenue Jules Ferry le long du canal St martin direction le parc de la Villette, en pleine journée, en dehors des heures de pointes, les stations sont bien achalandées.

Donc pour la location, au rapport qualité prix, je nomme Vélib gagnant !

8 réponses sur “Du Vélib à la choucroute : 1/location.”

  1. Je me pose une question : qu’en est-il de la qualité des pistes cyclables chez toi ?
    Parce qu’à Rennes, soi-disant grande ville dédiée aux vélos, qui a le système vélib depuis longtemps déjà, en rentrant des Pays-Bas, j’ai découvert que l’on pouvait installer des pistes, mais dans quel état ! Elles sont pour la plupart infectes (sans parler du manque de respect des automobilistes).
    A Nantes, je n’ai fait que peu de vélo, puisque l’ami à qui j’avais prêté le mien se l’est fait volé (et dire que c’était un super biclou), donc je suis piétonne et buswaysienne. C’est pas tip top non plus, car les voitures roulent sur les pistes, tout comme les bus (horreur, le bus qui te frôle, brrrrrrrrr).

    Il est vrai que j’étais rentrée avec la facheuse habitude du vélo toujours gagnant (si si, même sans lumière, en sens interdit, si la voiture te touche, elle perd d’office…bon c’est extrême).

  2. NB: même quand tu as le pass navigo, pour un emprunt à la journée, et non pas à l’année, ça prend un peu de temps aussi (ou alors j’ai pas tout compris au système)

  3. NB aussi : tu as bel et bien payé 1 € de location journalière. C’est après seulement que la première demie heure est gratuite (ou alors j’ai rien compris).
    Et à mon avis, la grands difficulté n’est pas tant de choisir le numéro du vélo que tu veux emprunter mais de vérifier avant l’état du vélo. Des pneus crevés, ça arrive, souvent même. Ce n’est pas un drame en soi parce qu’en général on s’en aperçoit au premier coup de pédale mais ça implique de devoir poireauter 5 minutes devant la borne avant de pouvoir réutiliser le ticket.

  4. hé ben tu as beau dire à la machine que tu as un pass navigo, tu dois quand même rentrer toutes tes coordonnées bancaires machin truc bidule, enfin insérer la carte, autoriser le débit ou je sais plus quoi, rentrer le code blabla

    enfin bref, ça m’a semblé long long long

  5. C’est sympa, les Velo’V, faudrait juste plus de pistes cyclables pour suivre le mouvement… Mais bon, depuis que je suis en Alsace, qu’est ce que je me gausse…

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