Instant Spring

Un baiser, à demain, je file.

Je pédale rapidement sur une ligne droite. C’est plus fort que moi, je me redresse, je prends l’air désinvolte.

Je le guette toujours au coin du virage.

Le moment que je préfère dans cette chanson c’est quand le « hapiness » éclate dans ma tête. Alors je lève les yeux et je regarde les façades.

Il attend sur le banc, il tripote son téléphone, une clope aux lèvres.

Il est donc tout à fait possible de transporter deux enfants à vélo.

Quand il parle sérieusement, il regarde toujours un peu sur la droite, comme s’il cherchait à convaincre un interlocuteur invisible.

Je tape du plat de la main levée bien haut les petites feuilles vertes sur la plus basses des branches.

Il craint de me lasser en me parlant souvent de son travail mais en vérité je trouve ça fascinant.

Attention, là, il y a des gravillons.

Il ne porte pas de lunettes de soleil alors les rayons lui taquinent les yeux.

Mes paniers manquent d’espace, il me faudrait des sacoches latérales.

Ça lui donne une expression perpétuellement perplexe.

Je vais vite ! Je vais vite ! je vais troooop vite !

Parfois je sors une vanne énorme, juste pour l’entendre éclater de rire.

Ils changent les pavés de la Grand’Rue c’est tellement plus confortable sous les roues.

Très curieusement, ses fautes de participe passé m’attendrissent.

Je ne roule sans les mains que sur certains morceaux.

Par contre ça me dérange quand il me frictionne en passant le bas du dos, un genre de geste conjugal. (c’est dit, j’osais pas :X).

Je souris aux autres cyclistes, par connivence.

Mais j’aime beaucoup qu’il perce à jour avec malice mes excès de futilité.

Je suis contente que tu aies acheté un vélo. Le printemps est plus joli à quatre roues.

2 réponses sur “Instant Spring”

  1. A couple ideas to cover the mebue–trild a box with cedar painted same color as house and put up with hinge to open, or paint area around the meter at least some of it will recide into the house…

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