Piétons contre Cyclistes.

Pédalage interdit rue d’Austerlitz

« Monsieur, veuillez descendre de votre vélo, s’il vous plaît. Vous êtes dans une zone piétonne. » Les cyclistes circulant rue d’Austerlitz, hier entre 13 h 30 et 15 h 30, se sont fait remonter les bretelles par les policiers municipaux. Leur but : faire respecter la zone « pied-à-terre » expérimentée depuis fin juillet par la municipalité.

Malgré les panneaux de signalisation installés à chaque extrémité de l’artère, la mesure est loin d’être respectée, selon certains riverains et commerçants. « J’en ai assez, il faut arrêter ce cirque, peste Chantal, une habitante du quartier. On est constamment frôlé par les cyclistes, c’est scandaleux. Aujourd’hui, ils descendent de leurs vélos, mais dès que la police sera repartie, ils recommenceront. » Selon elle, il faudrait que les récalcitrants soient systématiquement verbalisés

« Eventuellement nous devrons le faire, explique Alain Jund, adjoint au maire (Verts) et vice-président de la CUS en charge de la politique cyclable. Mais aujourd’hui, il s’agit de faire de la prévention, pour réguler la cohabitation entre les piétons et les cyclistes. Il faut fixer un cadre du vivre ensemble. » Ainsi, la ville incite désormais les deux-roues à emprunter un itinéraire aménagé rue des Boeufs, à une cinquantaine de mètres de la rue d’Austerlitz. Elle a également prévu de réitérer son opération de prévention dans les semaines à venir. La petite histoire retiendra néanmoins qu’Alain Jund a quitté hier la rue sur son vélo, et non le pied à terre.

Philippe Wendling – ©2008 20 minutes

La rue d’Austerlitz, c’est la toute première rue piétonne que rencontrent les touristes en débarquant de leur bus place de l’Etoile. Elle est donc très fréquentée, encombrée de multiples baraques à frites et autres commerces de cigognes en peluche (toutefois on y trouve un excellent thé) et plutôt étroite.

La vitesse moyenne d’un cycliste en ville est de 15km/h. Étant donné la densité des piétons rue d’Austerlitz, les dangereux cyclistes circulent quasiment au pas, quand ils ne mettent pas pied à terre d’eux même.

Il est beaucoup plus dangereux pour un piéton de se retrouver face à un vélo rue des Grandes Arcades (infréquentable en vélo un samedi), ou boulevard de la Victoire (infréquentable en vélo à l’heure des sorties des facs).

Quand à la verbalisation pour faire respecter le « pied à terre »… je suis vraiment mitigée.

Pourquoi dès lors ne pas verbaliser le piéton qui marche sur les pistes cyclables ? « Monsieur veuillez retourner sur votre morceau de trottoir vous êtes en zone cyclable ».

Allons madame Chantal, vous dites n’importe quoi 🙂

Quant à moi, je ne pose jamais l’ombre d’une roue rue d’Austerlitz.

J’ai toujours coupé par la rue des Bœufs.

Décidément, à Strasbourg la cycliste, ce sont moins les autos que les piétons qui rouspètent 😉

Du Vélib à la Choucroute 6/ Un sondage et une bonne adresse

Un sondage sur Vélib

Face à l’engouement croissant pour le vélo, êtes-vous favorable ou non à l’implantation à Strasbourg d’un système de location type Vélib ? Rappelons qu’il s’agit d’un système de location en libre-service, disponible 24 h / 24 et sept jours sur sept, essentiellement financé par la pub. Participez à notre sondage sur notre blog www.strasbourg.dna.fr

Voilà, strasbourgeois cyclistes, exprimez vous !

Pour ma part… ça sera non. Je préfère que soit amélioré le système de Vélocation déjà mis en place, que soient organisés d’avantage de bourses aux vélos, que l’action du CADR67 soit valorisée en ce qui concerne la prévention du vol, la sécurité de son vélo, la sécurité routière, etc. et que l’argent soit investi dans l’extension et la réfection des pistes cyclables existantes.

Et pourquoi ne pas rendre gratuit les parkings sous terrains surveillés de la Gare Centrale, ainsi que les services réparation et entretien qui y sont proposés ?

J’en profite pour vous donner ma TRÈS bonne adresse en cas de pépin mécanique.

Esprit Cycles

Les services testés :

  • Réparations minutes : réglage des freins, gonflage des pneus, resserrage du petit boulon qui se fait la malle, installation du support pour cadenas ou du panier que vous avez été incapable de monter toute seule, bref, tous les petits trucs « superflus » qu’on laisserai facilement « couler » en temps normal faute de temps et qui finissent par s’aggraver. Tarifs : de gratuit à vraiment pas cher.
  • Réparation au forfait : quand les ennuis de santé s’accumulent sur la pauvre monture, Esprit Cycles se charge de tout. A titre d’exemple, le changement de ma chambre à air, d’un de mes freins et la réparation de ma dynamo m’ont couté 25 euros. Mon vélo a été immobilisé à l’atelier du vendredi au lundi midi, ce qui est plutôt rapide. Je me demande d’ailleurs comment ils font, quand j’y dépose mon vélo, l’atelier a toujours l’air surbooké et pourtant ils me le rendent dans les temps. J’y ai également effectué une révision « zen » à 15€ sur mon ancien vélo.

Autre services très intéressants mais non testés :

  • Location de vélo à la journée, sur le mode « touristique » avec un audioguide. Un super moyen de faire découvrir Strasbourg à des amis qui viennent vous rendre visite, mais dont vous n’avez pas le temps de vous occuper en journée. On se retrouve tous sur son vélo le soir pour prendre un verre et déguster un bon repas. 10€
  • Vente de vélo d’occasion à partir de 50€. Au moins là, on a la garantie d’acheter un vélo en bon état, et pas « tombé du camion ».
  • Boutique de pièces détachées : pour customiser mais aussi pour réparer vous même votre vélo. Je craquerai certainement un jour sur la sonnette king size et sur le protège selle léopard…
  • Service à domicile : Rien de plus rageant en effet de devoir transporter votre vélo au pneu crevé à pieds de chez vous jusqu’à l’atelier… la solution esprit cycles : vous téléphonez, on vient chercher votre vélo pour le réparer. Pratique, rapide, malin !

Enfin, l’équipe d’Esprit Cycles est disponible, efficace, souriante, et, ce qui ne gâche rien, très agréable à regarder :D.

Le poteau

Ce matin, je tourne le coin de la rue, et je pousse mon vélo pendant 2 mètres sur le trottoir, pour aller le garer à son poteau habituel, celui qui est juste devant les fenêtres de mon boulot, d’où je peux le surveiller.

Déjà, un poil d’agacement, le poteau est déjà occupé par un deux-roues intrusif (enfin, quoi, c’est MON Poteau :-D).

Dans le même temps, un poil de rire aussi, car en face, de l’autre coté de la chaussée, un autre vélo est suspendu à 3 m du sol, une roue en moins. Les malfrats nocturnes sont des plaisantins. Vous comprenez pourquoi je tiens à surveiller mon vélo visuellement.

Bref, en montant sur le trottoir, toute hilare que j’étais face au vélo suspendu, je n’ai pas pris garde à une grand mère, devant laquelle je suis passée à une distance d’environ 1m50. Sur le coup, elle a grommelé un truc, je n’ai pas fais attention.

Alors que j’étais en train de cadenasser, elle se pointe et elle me sors
« Vous avez roulé sur le trottoir, c’est interdit »

Interloquée, je vais pour lui soumettre mon couplet habituel
« les trottoirs sont autorisés aux cyclistes qui poussent leur vélo à pieds dès lors qu’ils ne gênent pas les piétons et qu’ils ne les mettent pas en danger » ce qui était mon cas, je n’ai pas foncé sur mamie, elle n’a pas pilé net, elle n’est pas tombée…

Mais voilà, elle me cloue le bec et m’explique combien elle est énervée, à juste titre, parce qu’un cycliste indélicat l’avait renversée la veille alors qu’elle circulait paisiblement sur le trottoir et qu’elle s’était égratinée le coude.

Je trouve qu’on devrait mettre les vieux vindicatifs dans les manifestations, ils obtiendraient facilement satisfaction.

Edit de 2011 :

ILS VIENNENT DE TRANCHER LE POTEAU.

Y’A DEUX MINUTES QUOI.

Putain de merde, ça fait 9 ans que je me garais là.