Überisation dans les métiers du cycle : le piège de l’auto-entreprenariat

Dans l’épisode précédent je vous racontais les raisons qui m’ont poussée à publier cette série d’articles sur l’uberisation dans les métiers du cycles. Tout a commencé lorsque je fus moi même confrontée à cette tendance, en postulant pour un poste de mécanicienne itinérante, qui cachait en fait une prestation de service sous le statut auto entrepreneur.

Si j’ai pu botter en touche à ce moment là, c’est parce que j’étais informée. Je savais en quoi consistait ce statut, et pourquoi il fallait l’éviter.

D’autres, attirés par la promesse de gains rapides,  par la perspective d’être “son propre patron” et de faire du vélo toute la journée, car c’est souvent (mais pas toujours) une passion, ont sauté sur l’occasion et rempli leur formulaire en ligne.

L’auto-entrepreunariat, c’est quoi ?

Si vous êtes​ déjà auto-entrepreneur, vous pouvez éventuellement zapper la partie didactique ci-dessous.

Créé en 2008  sous le premier gouvernement Sarkozy, le régime a pour but de simplifier fortement les formalités de création, d’interruption et de cessation d’une activité professionnelle individuelle a but lucratif en permettant notamment de s’inscrire directement en ligne pour déclarer son entreprise, mais aussi en simplifiant le paiement des cotisations sociales, des impôts et des taxes qui sont regroupées dans une cotisation unique proportionnelle au chiffre d’affaires.

Ce dispositif a connu un large succès, et depuis 2009, la moitié des créations d’entreprises se font sous ce régime. Il a, en outre, fusionné avec le statut fiscal de la micro-entreprise.

Les avantages sont, en apparence, nombreux :

  • Cumul d’une activité salariée avec le statut d’auto entrepreneur.
  • Déclaration d’activité simplifiée
  • Obligation allégées en terme de comptabilité
  • Cotisations sociales allégées : leur montant est calculé selon un taux forfaitaire au chiffre d’affaires. Si celui-ci est nul, il n’y a, en principe, aucun prélèvement.
  • Régime fiscal plus souple que celui des entreprises classiques : un seul prélèvement qui englobe l’impôt sur le revenu et les charges sociales obligatoires.
  • Exonération de la TVA, de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises, de la cotisation foncière des entreprises durant la première année d’activité.

Quand aux inconvénients, Benoît, mécanicien coopérateur, dont je vous raconterai l’histoire dans un prochain épisode, me les a résumés de manière fort convaincante :

  • Un auto-entrepreneur cotise au régime social des indépendants, vaste pieuvre administrative qui fusionne l’assurance vieillesse des artisans, l’assurance maladie des professions indépendantes, et l’organisation autonome nationale de l’industrie et du commerce. En gros, le RSI c’est la Sécu des indépendants, avec encore plus de dysfonctionnements : intervention d’un huissier sur de fausses données, traitement des dossiers extrêmement lents, parcours du combattant pour rectifier une erreur ou mettre à jour sa situation professionnelle, difficultés croissantes pour obtenir un interlocuteur…

Bref, d’un côté on simplifie, de l’autre, on complique. Quand tout va bien, le RSI ne pose aucun problème, mais en cas de difficultés, elles se multiplient par 10.

  • Quand on cotise au RSI, on ne cotise pas à la sécurité sociale. Petit rappel utile si vous n’êtes pas allés voir le formidable documentaire “La Sociale” au cinéma, la sécu c’est la branche maladie (maladie, maternité, invalidité, décès), la branche accident du travail et maladie professionnelles, la branche vieillesse et veuvage (retraite), la branche famille (logement, handicap…).

En gros, si un livreur à vélo qui cotise au RSI se blesse dans le cadre de son activité, comme il ne cotise plus à la Sécu, il n’est pas indemnisé au titre de l’accident du travail, il doit souscrire une assurance privée pour compenser la perte de salaire occasionnée par la cessation temporaire de son activité. Néanmoins, il cotise un peu pour sa retraite (rire jaune).

  • Troisième précision de Benoit, et non des moindres : un auto-entrepreneur ne cotise pas non plus à l’assurance chômage. S’il cesse son activité, outre la galère administrative pour quitter le RSI, regagner le giron de la sécu, il ne pourra prétendre à aucune allocation de la part de pôle emploi.

Tout ce dont un salarié bénéficie de plein droit en signant un contrat de travail est refusé, difficile à obtenir, ou à payer en plus auprès d’un organisme privé pour l’auto-entrepreneur.

Un statut aux conséquences sociales néfastes.

Naturellement, lorsque les plateformes embauchent des prestataires, elles se gardent bien de les informer des conséquences néfastes de leur statut pour leur protection sociale.

En vérité, ce n’est pas tant le statut qui pose problème que l’utilisation qui en est faite par les géants de la Foodtech.

Alors que les livreurs à vélo sont des travailleurs indépendants, qui facturent les courses qu’ils effectuent aux plateformes qui mettent en relation les clients, les restaurateurs et les livreurs comme Foodora et Deliveroo, ces dernières leurs imposent des codes vestimentaires, des horaires, une rémunération et un management passif agressif qui ressemble fort à du salariat qui ne veut pas dire son nom ni signer de contrat de travail.

Selon le CLAP75, Collectif des livreurs autonomes de Paris, un coursier peut se voir “désactiver” de la plateforme (attention, ne pas confondre avec un licenciement) pour ne pas avoir respecté les obligations contractuelles, comme le port de la tenue vestimentaire fournie par la plateforme. De plus en plus de livreurs saisissent par ailleurs les Prud’hommes pour tenter de faire requalifier leur contrat de prestation de service en invoquant le lien de subordination. Les dossiers sont toujours en cours.

Place aux témoignages !

Une fois ce triste constat établi, j’ai décidé de contacter Ridy, une plateforme qui met en relation des cyclistes qui ont un soucis mécanique sur leur vélo, avec un mécanicien itinérant qui viendra réparer leur monture à leur domicile ou sur leur lieu de travail. Ca vous rappelle quelque chose ? Oui. J’ai rencontré leur concurrent principal l’année dernière. Bas les masques 🙂

Je voulais savoir pourquoi les plateformes ne signent pas de contrat de travail et privilégiaient le statut auto-entrepreneur. Ridy s’est montré très transparent et a accepté de répondre à mes questions.

Mon interview est ici. 

J’ai ensuite  voulu savoir s’il était économiquement possible de respecter le droit du travail et d’embaucher des salariés pour livrer à vélo. C’est à Pascal, le gérant de Tomahawk et à Guillaume, un de leurs coursiers salariés, que je laisse la parole.

Je conclue sur ces trois témoignages qui, je l’espère, vous édifieront, et je vous dis à très bientôt pour le troisième épisode : les alternatives à l’übérisation.

 

 

Überisation dans les métiers du cycle : état des lieux et solutions, l’intro.

Juin 2016.

Je suis salariée en contrat professionnel dans une entreprise qui vend et répare des VAE et qui rénove des vélos d’occasion. Je m’y plais beaucoup, mais le patron n’a pas les moyens de me garder comme employée à plein temps après l’obtention de mon diplôme, je commence donc à chercher du boulot.

Une annonce retient mon attention : une entreprise récente, dynamique, à taille humaine, cherche des mécaniciens diplômés pour faire de la réparation itinérante en CDD ou CDI. Amusée et intriguée, j’obtiens un RDV après avoir envoyé un CV et une lettre de motivation rigolote rédigée dans un pur esprit start up où j’indique que les dérailleurs avant et les vitesses à moyeu intégrés sont ma nemesis.

Je suis reçue dans une agréable cour intérieure au centre de Paris, par un trentenaire, qui m’explique avec gentillesse que pour le moment, et contrairement à ce qui était indiqué dans l’annonce, ils n’ont pas les ressources nécessaires pour engager des mécaniciens en CDD/CDI, mais que leurs mécaniciens sont en réalité des prestataires au statut auto entrepreneurs.

Je lui demande s’il est possible de facturer les prestations en étant membre d’une société coopérative de production, moyennant une hausse des tarifs de 10% (les 10% qu’une coopérative prélève sur les revenus de ses salariés pour financer l’ensemble des services administratifs qu’elle leur propose), il me regarde comme si j’avais dis une grossièreté. Je mets fin à l’entretien en souriant, mais je ne donne pas suite.

Je repars néanmoins avec une préoccupation sourde dans le coin de ma tête, qui ne fait que se confirmer face à l’actualité de ces derniers mois : le métier de mécanicien cycles serait-il en train de subir une uberisation galopante ?

J’ai décidé de m’informer. J’ai collecté pendant plusieurs mois des articles sur le métier de livreur à vélo, puisque c’est le secteur le plus concerné par l’uberisation, je suis allée voir le spectacle de Danielle Simonnet pour comprendre comment les élus pouvaient agir au niveau local à ce sujet. J’ai vu le président de la startup nation se faire élire aussi facilement et rapidement qu’une commande de nourriture passée sur une application mobile.

Et puis j’ai décidé de compiler tout ce que j’avais vu, lu, écouté dans un article. Mon but était tout d’abord égoïste : je suis inquiète pour ma profession et pour mes droits de travailleuse. Et puis je me suis souvenue qu’avant d’être mécanicienne, j’étais documentaliste dans une association et que mon travail consistait à proposer aux consommateurs et aux entreprises des alternatives sociales, solidaires, meilleures pour les hommes et pour l’environnement, à la grande distribution. J’ai vraiment aimé ce travail, j’avais le sentiment de faire quelque chose de juste et je voyais les résultats de mes efforts se concrétiser rapidement.

Ce que vous allez lire est la convergence de mes deux métiers. Je vais commencer par vous rappeler en quoi consiste le statut d’auto entrepreneur, et pourquoi c’est un piège pour les forcats du bitume qui sont rémunérés sous ce statut, en prenant pour exemple le désormais célèbre cas Deliveroo.

J’expliquerai ensuite pourquoi les startups y ont recours, avec la complicité de l’une d’entre elles qui a joué le jeu de la transparence et qui a bien voulu répondre à mes questions.

Pour élargir le champs des possibles, j’ai eus envie de m’intérresser aux alternatives pour les prestataires en rencontrant un mécanicien itinérant coopérateur, une entreprise sociale et solidaire, une SARL strasbourgeoise qui emploie des coursiers salariés, et une coopérative dont le projet est de développer une application open source destinée aux entreprises qui voudraient se lancer dans le marché de la livraison de nourriture tout en respectant des valeurs solidaires et le droit du travail.  Je ferai également un bref apparté sur le CLAP75, formidable syndicat de coursiers indépendants.

Je terminerai ce feuilleton de l’uberisation en publiant une liste d’alternatives destinées aux consommateurs, qu’ils veuillent se faire livrer un repas à domicile, faire réparer leur vélo sur leur lieu de travail, apprendre à changer une chambre à air eux-mêmes​, ou trouver un magasin de vélo ouvert le dimanche.

J’espère que ces billets vous plairont, qu’ils vous intéresseront, et qu’ils vous donneront, sait-on jamais, l’envie de changer quelques habitudes de consommation et de vous impliquer dans des projets différents qui ont le pouvoir de transformer la société.

A bientôt !

Auprès de ma selle.

Combien coûte vraiment votre VAE ?

Vous venez d’acheter un vélo à assistance électrique en profitant soit de la prime à l’achat accordée par votre municipalité, soit de la prime à l’achat accordée par l’Etat. Avant de choisir celui qui convient à votre pratique et à vos trajets, vous avez visité plusieurs sites web, et essayé plusieurs modèles en magasin. On vous y aura vanté les mérites techniques du vélo, la longévité de la batterie, la puissance du moteur.

Mais vous-a-t-on averti des coûts annexes de votre nouveau VAE ? 

Les lacunes de la formation initiale.

Réparer un VAE requiert une expérience acquise au contact des marques, des modèles de vélo et des fabricants. Le secteur est encore jeune, et les instituts de formation ne se sont pas encore adaptés à l’explosion du marché. Les formations au diagnostic et au remplacement de pièces électriques sont encore lacunaires. Au passage, le diplôme a été rendu facultatif par la loi Macron. N’importe qui peut donc s’improviser vendeur et réparateur de VAE.

Acheter en grande surface sportive.

 Les VAE sont bon marché, immédiatement disponibles, et on peut amener son vélo en réparation dans n’importe quelle enseigne du réseau.
Attention cependant à la qualité du SAV. 
En grande surface sportive le/la technicien-ne va envoyer le vélo soit directement chez le fabricant soit dans un centre technique régional où la panne sera diagnostiquée et éventuellement réparée, si la pièce est disponible auprès du fournisseur. Comptez un délai de trois à cinq semaines avant de retrouver votre vélo, sans avoir des nouvelles régulières.
Les conditions de travail précaires et les mauvaises décisions techniques des services d’achat peuvent expliquer cette prise en charge défaillante des VAE.

Ce n’est en aucun cas la faute de l’employé.e. Notre employeur nous promet de nous former sur les marques que nous vendons, en pratique ce n’est jamais le cas. Nous apprenons à les vendre, mais pas à les réparer.

N’achetez un VAE en Grande Surface Sportive que si vous êtes certains que :

  • Le/La technicien-ne sait diagnostiquer les pannes électriques.
  • Le/La technicien-ne peut obtenir rapidement les pièces de rechange et faire les réparations sur place.
  • La marque du vélo a un siège social en France… ce qui est rarement le cas des VAE à 800€. Les pièces viennent de Chine. Bon courage pour les faire remplacer.

Acheter chez un détaillant.

 

En général, le technicien sera compétent. Selon son degré d’ancienneté dans l’entreprise, il a l’habitude de travailler avec les mêmes marques de VAE et connaît différentes pannes que rencontrent les VAE qu’il commercialise. Il aura également su nouer de bonnes relations avec les différents SAV des marques. Les détaillants les plus expérimentés auront même choisit les marques avec lesquelles ils travaillent non pas à cause de leurs modèles séduisants mais pour l’efficacité de leur SAV.

Réparer un VAE prend beaucoup de temps.

Vous aviez l’habitude de déposer votre vélo chez votre réparateur le matin, et de le reprendre le soir, ou au moins le lendemain ? N’espérez pas récupérer votre VAE aussi rapidement.

  • Le diagnostic électrique prend du temps,  il faut faire différents tests sur le vélo pour déterminer l’origine de la panne, surtout si vous ne disposez pas d’un modèle de dernière génération dont le diagnostic se fait par ordinateur. Ceci vous sera souvent facturé 30 à 45€, même si le vélo est sous garantie.
  • Commander la pièce défectueuse prend du temps, car il arrive souvent qu’elle soit indisponible chez le fournisseur.
  • Remplacer la pièce défectueuse prend du temps. Il faut parfois ouvrir entièrement le moteur pour accéder aux câbles électriques et c’est l’affaire de trois heures, même pour quelqu’un d’expérimenté. Il faut pouvoir caser ça dans une journée qui ne fait toujours que huit heures, en plus des autres tâches.
  • Parfois, même en remplaçant la pièce, le vélo ne fonctionne toujours pas, et il faut recommencer le diagnostic, retour à l’étape 1.

Oui, mais ça coûte combien en fait ?

J’y viens.

Dans la plupart des cas les pièces électriques sont garanties deux ans, sauf en cas de mauvaise utilisation.

La couverture varie selon les fabricants. Soyez donc vigilants. Sachez que les SAV des marques exigent de plus en plus de preuves (photos, vidéos) aux détaillants, afin de justifier la prise en garantie. Parfois, ça ne passe pas. Et c’est coûteux.

Si le magasin dans lequel vous avez acheté votre VAE a depuis mis la clé sous la porte, et que vous vous rendez chez un détaillant qui vend la même marque, il acceptera certes votre vélo sous garantie, mais vous facturera probablement la main d’oeuvre.

Voici ce que ça pourrait vous coûter, dans le cas évoqué ci dessus, et si jamais vous avez dépassé la garantie.

  • Remplacer une batterie : de 250 à 600€ selon les modèles.
  • Remplacer un driver (le “cerveau” du VAE) : 80€, et au moins 50€ de main d’oeuvre.
  • Remplacer une console LED : 40€. Pour une console haut de gamme LCD, il vous en coûtera le double.
  • Remplacer un support de console et sa connectique compliquée ? 250€, main d’oeuvre comprise.

Ne pas négliger le coût des pannes mécaniques.

Sur un VAE, la moindre petite pièce coûte cher.

Si vous avez choisi un modèle de VAE urbain très souvent équipé d’une transmission haut de gamme à vitesses dans le moyeu, comme un Nexus 7 par exemple, soyez informés qu’il vous en coûtera 150€ rien que pour le remplacement du moyeu. Les modèles à dérailleur classique sont beaucoup moins chers et plus simples à entretenir.

Une crevaison sur une roue arrière à transmission dans le moyeu ou sur une roue motrice, un équipement habituel des VAE d’entrée de gamme, vous sera aussi facturée beaucoup plus cher parce que c’est plus long à démonter.

Remplacer un garde boue dont les câbles de la dynamo passent dans le cadre fera aussi grimper le temps et le coût de la main-d’oeuvre.

Etc.

L’obsolescence programmée des anciens modèles.

Technophile, vous avez acheté un VAE en 2011. Fidèle et costaud, il vous a suivi dans vos périples, mais depuis quelques temps, l’assistance ne se déclenche plus très bien, les LED de votre console s’éteignent d’un coup, la batterie prend mal la charge et perd en autonomie…

Certaines marques arrêtent tout simplement de produire les pièces pour des vélos antérieurs à deux ans. Il vous sera donc impossible de faire réparer une panne électrique sur votre VAE. Par ailleurs, vous aurez du mal à trouver quelqu’un pour le prendre en charge, les détaillants rechignant à réparer des vélos qu’ils ne connaissent pas, pour toutes les raisons évoquées plus haut.

Même un grand constructeur comme Bosch, qui produit des consoles et des moteurs, ne fourni plus aux détaillants le système de diagnostic pour les consoles HMI (modèle 2013). Les clients sont invités à acquérir la console de nouvelle génération, pour un surcoût d’environ 200€. Oui, c’est scandaleux.

Acheter un VAE d’une marque déjà réputée pour la qualité de ses vélos sans assistance peut vous éviter ces déconvenues, à condition de rehausser votre budget initial.

Sur un VAE à 800€, on a forcement fait des économies. Cherchez la faille, vous la trouverez sur des équipements mécaniques d’entrée de gamme ou sur une connectique peu robuste.

Sinon, vous pouvez toujours le déposer dans un atelier d’auto – réparation qui vous apprendra à désosser proprement toutes les parties électriques devenues inutiles et obsolètes, pour retrouver un vélo parfaitement fonctionnel, mais sans assistance et donc… lourd.

Posez vous les bonnes questions, faites vos comptes, et réfléchissez bien. La prime à l‘achat la plus séduisante ne couvrira pas toujours tous les frais cachés engendrés par votre VAE.

Et surtout, gardez toujours un vélo à assistance musculaire de rechange.

Comment je suis devenue féministe en réparant des vélos

Mon histoire commence il y a environ 5 ans. Je me déplace à vélo quotidiennement pour me rendre à mon travail, et un jour, j’ai un pépin technique qui m’empêche d’avancer. Je pousse donc la porte d’un réparateur de vélos proche de mon lieu de travail pendant ma pause déjeuner, un mécanicien fait le diagnostic, rien de grave, ça peut être résolu dans la demi heure. Je vais me chercher un sandwich et je reviens dans la boutique, je m’installe dans un coin, je sors un bouquin en attendant que mon vélo soit prêt. J’écoute sans trop faire attention les discussions des deux tenanciers du magasin dans leur atelier.

“Tiens, encore un tarif gonzesse”

Ils se marrent.

Je récupère mon vélo, un peu froissée, je paie, et je m’en vais. Je demande plus tard à mes copains cyclistes ce que c’est, le tarif gonzesse. Ils me répondent, mi embêtés, mi rigolards :

“Ha, on t’a fait le coup ?Ouais, bon, c’est un truc de bouclard, quand une jolie fille débarque avec son vélo tout cassé, on dirait un peu un chaton, alors si elle fait un sourire, on lui fait une réduction, c’est galant, c’est le tarif gonzesse. Avec un peu de bol, elle reviendra, et y’aura moyen.”

“Ouais, c’est un peu injuste le tarif gonzesse parce que nous les mecs, on paie plein pot.”“Ouais enfin nous on va pas chez les bouclards, on répare nous même.”

“Ouais. Bon, on reprend une tournée ?”

Quelque temps plus tard, victime d’une crevaison, je pousse mon vélo jusqu’aux portes de l’atelier d’autoréparation de mon quartier, dont j’avais entendu parler sans jamais osé y rentrer. J’ai été accueillie par une femme d’un certain âge, qui m’a montré comment remplacer ma chambre à air, et j’ai commencé à trouver à mon vélo un maximum de dysfonctionnement pour avoir l’excuse de revenir chaque semaine dans cet endroit, jusqu’à y bénévoler régulièrement. Je n’étais pas très dégourdie, ni très forte en mécanique, mais je me sentais bien là bas.

Avant mon départ de Strasbourg, mon père a tenu à m’offrir un nouveau vélo pour que je puisse arpenter les rues parisiennes en toute sécurité. J’avais une idée assez précise du modèle que je voulais, j’avais passé du temps à comparer différentes bicyclettes, et quand je suis entrée dans le magasin avec mon père, j’étais plutôt sûre de moi. Le vendeur de vélo ne s’est adressé qu’à mon père, en me désignant parfois par “la petite dame” “la jeune fille” “la petite demoiselle” et en essayant de me vendre un vélo très éloigné du modèle que j’avais désigné en premier lieu, et que j’avais pré-sélectionné sur Internet.

Ces deux mésaventures sont, je crois, la base de mon changement de carrière et de ma prise de conscience du sexisme ordinaire. Dans le milieu militant féministe, on appelle ça avaler la pilule bleue, en référence à Matrix. Avant, j’étais documentaliste, un métier socialement considéré comme féminin. Je n’avais pas l’impression de souffrir du sexisme, et je ne me suis pas heurtée au plafond de verre, malgré plus de douze ans passés dans la même entreprise. Mes compétences ont été reconnues par mes supérieurs masculins, j’ai été augmentée et mon poste a évolué. Les circonstances ont fait que j’ai du déménager, démissionner de mon entreprise où tout se passait bien, passer par des contrats précaires et des missions décourageantes pour finalement entreprendre de choisir un nouveau métier.

Aujourd’hui je suis technicienne cycles. Mon travail consiste à vendre et à réparer des vélos. Inutile de dire que je ne pratique jamais le tarif gonzesse, et que non seulement j’écoute sans les interrompre les femmes qui viennent acheter un vélo dans mon magasin, mais surtout, je les questionne sur leur pratique du vélo, sur leur trajet, sur leur goûts, sur leurs besoins. Je veux qu’elles me parlent de leur façon de pédaler, et qu’elles repartent avec un vélo aussi proche que possible de celui qu’elles imaginaient avant d’entrer dans mon magasin. Mais surtout, je veux que jamais elles ne se sentent illégitimes ici.

J’évolue désormais dans un environnement professionnel ouvertement sexiste : du chef d’entreprise qui m’a engagée “pour apporter un peu de féminité”, au chef d’atelier qui m’interroge sur mon orientation sexuelle, au directeur de magasin qui semble ignorer mon prénom et qui m’appelle “la miss” ou “ma belle”, aux clients qui sont toujours étonnés de voir une femme en atelier et qui me le font savoir, à ceux qui s’adressent à mes collègues qui n’ont aucune expérience en mécanique, plutôt qu’à moi, la personne pleine de cambouis avec un tablier et des outils en main, debout devant un pied en train de triturer les entrailles d’un vélo. Aux autres femmes aussi, qui me demandent comment je fais pour rester féminine malgré mon métier, qui déplorent que je puisse pas porter de robes ni de vernis à ongles, ou tout simplement qui trouvent admiraaaable que j’ai le courage de réparer des vélos.

Le cycloféminisme est un moyen de pratiquer un empowerment au quotidien, et d’imposer ma place dans ce milieu, exactement comme j’impose ma place sur la route quand je suis à vélo. C’est le sujet que j’aborderai dans un prochain article : vous avez toujours voulu savoir ce que c’était que d’être une femme ? Montez sur votre vélo.

D’ici là, à lire :

Définition du Cycloféminisme : wiki.cyclocoop.genre

Pourquoi pratiquer la mécanique en atelier non mixte https://reporterre.net/Les-ateliers-velo-antisexistes-roulent-de-mieux-en-mieux

Rouler, réparer, repartir

Il m’est arrivé hier midi une mésaventure plutôt banale mais assez désagréable : après avoir fait mes courses en Allemagne, j’ai retrouvé mon vélo affligé d’une crevaison à l’avant.

L’auscultation du pneu révèle trois punaises bien enchâssées, ce qui laisse soupçonner un acte de malveillance, soupçons confirmés quelques minutes plus tard quand je croise deux cyclistes victimes de la même avarie.

Il y a quelques mois, j’aurais poussé en grommelant mon vélo jusqu’au tramway, puis de là jusqu’à un magasin de cycles, qui l’aurait gardé une demi journée pour changer la chambre à air, moyennant une quinzaine d’euros.

Cette fois ci, j’ai poussé en grommelant mon vélo jusqu’au tramway, puis de là jusqu’à la rue Frédéric, pour que les bénévoles de la Vélostation m’apprennent comment poser des rustines, voir, si la chambre à air est trop abîmée, m’aider à la changer.

On peut s’étonner qu’après 10 ans de pratique quotidienne du vélo urbain, je ne sache pas le réparer. La plupart de ceux qui me connaissent pour ma manie de circuler à deux roues sont d’ailleurs persuadées que je suis une experte de la clé Allen.

C’est complètement faux, je n’y connais strictement rien.

En vérité, ça ne m’avait jamais intéressée jusqu’à ce que je commence à caresser l’idée de posséder un jour un beau vélo single speed que j’aurais monté moi même (beaucoup de conditionnel dans cette phrase).

La Vélostation, c’est un atelier d’auto-réparation.

Le principe est très simple : on adhère à l’association pour 27€ annuels en plein tarif, et on a un accès illimité au lieu, aux outils, mais surtout aux conseils et à l’entraide des bénévoles et des usagers.

Pour quelques euros de plus, on peut acheter sur place les pièces d’occasion pour rénover sa monture. Dans certaines associations les pièces sont gratuites, on se sert librement dans les bacs mais personnellement, je trouve normal de payer, même une somme ridiculement basse, les pièces dont j’ai besoin pour mettre mon vélo à neuf et que les bénévoles collectent à grands renforts de démontages d’épaves sur leur temps libre.

Le jour de mon adhésion au mois d’avril, alors que j’étais simplement venue prendre ma carte de membre, je suis partie 2h30 plus tard, avec un dérailleur neuf, et une roue arrière dévoilée.

J’ai fais 50% du boulot, en m’écorchant beaucoup les doigts, mais avec le sentiment du devoir accompli. J’y suis retournée la semaine suivante pour régler mes freins, dévoiler ma roue avant, et je me suis même offert une séance de démontage de tous les accessoires inutiles qui encombraient ma bécane, comme ça, tranquillou, sur mon balcon, un dimanche après midi, pour l’amour du cambouis.

Entre temps, j’ai aussi essayé de démonter une épave qui traînait dans le local à vélo de ma résidence pour récupérer le cadre et le guidon, mais j’ai un peu échoué. Pas grave.

J’ai aussi mis un mot au boulot : si vous avez des vieux vélos inutiles, donnez les moi.

J’ai envie d’avoir une petite écurie à réparer pour les offrir à mes amis ou pour m’en faire un à moi, un jour.

En fait, pour tout vous dire, j’en suis à chercher des bobos fictifs sur ma bécane pour apprendre de nouveaux trucs, parce que j’adore ça, je crois, bricoler les vélos.

Et puis surtout, je ne veux plus être cette personne un peu bête et démunie devant un pépin mécanique, qui attend passivement que quelqu’un d’autre prenne la situation en main.

Je veux pouvoir crever sur un chemin, m’en sortir et repartir à neuf, les mains sales, mais actives et compétentes.

Winter is coming : soyez lumineux à vélo

Hier soir en me rendant à ma leçon hebdomadaire de guitare dans un quartier far far away, je suis passée au travers de plusieurs contrôles de la police municipale au centre ville (à Rivétoile, place d’Austerlitz, place du Corbeau et à l’entrée de la rue des grandes Arcades).

Les gardiens de la paix effectuaient une large opération de prévention et de contrôle des éclairages des cyclistes.

Je n’ai pas pris le temps de noter s’ils distribuaient des amendes aux vélos aveugles, et j’ai quand même averti d’un tweet rapide les cyclistes strasbourgeois de ma timeline en leur recommandant de vérifier leurs lumières avant de sortir.

En effet, si je désapprouve le déploiement spécifique d’au moins 25 policiers pour une telle opération « coups de frein » (ne seraient ils pas plus utiles ailleurs, par exemple, à la verbalisation du stationnement sauvage des automobilistes qui se garent sur les pistes cyclables ?)  je suis en revanche parfaitement d’accord avec la nécessité de contrôler les équipements des vélos et de verbaliser les cyclistes qui choisissent de rouler sans lumières.

Aucune excuse : il est relativement peu couteux et simple de rendre son vélo visible la nuit. Démonstration.

Ce n’est pas la peur du gendarme qui doit vous obliger à vous équiper, c’est la peur de se prendre le capot d’une voiture.

  • La bonne vieille dynamo

Si vous avez la chance d’avoir un vélo équipé d’une dynamo en état de marche, il serait vraiment stupide de ne pas penser à l’enclencher avant de sortir la nuit. La dynamo va certes vous ralentir, mais, honnêtement, c’est la solution la moins coûteuse et la plus écologique.

Toutefois, par expérience, les dynamos solides deviennent de plus en plus rares, surtout sur les vélos VTC ou ville fabriqués en série et vendus à bas prix dans les magasins de sport. Les miennes ont toujours rendu l’âme au bout de quelques mois : fils arrachés, ampoules qui claquent, etc…

Pensez donc à faire vérifier le bon fonctionnement de votre dynamo chez Vélostation ou Bretz’selle dont vous trouverez les adresses ci contre, ou chez votre marchand de cycle habituel.

Si elle ne fonctionne plus, sacrifiez là sans état d’âmes et remplacez la par des lumières amovibles.

Mon père, gendarme de son état, déconseille la dynamo, mais sur mon vélo Stéphanie, elle est impecc, donc je ne vois pas pourquoi je l’enlèverais (mauvaise fille !).

  • Les lumières amovibles

Je précise que tous ces luminaires sont légaux et homologués par les forces de l’ordre (pour l’anecdote, l’hiver dernier, les policiers municipaux m’ont arrêtée non pas pour me verbaliser mais pour me demander où j’avais acheté mes lumières, parce qu’ils les trouvaient très efficaces).

On les trouve en magasin de sport ou évidemment en magasin de cycles (penser à comparer les prix, ce n’est pas parce que vous achetez vos lumières dans un magasin de fixie branché qu’elles seront plus efficaces : la marque Chok, très bobo, est aussi distribuée chez Go Sport 😉 ).

Les kits avant / arrière à fixer sur le cadre.

Je n’aime pas tellement ce système :

  • très énergivore, même en utilisant des piles rechargeables.
  • craint l’humidité (tombe en panne à la première rosée).
  • pas très discrets, gros risque de vol si on oublie de les ôter du vélo.
  • système de fixation peu pratique (pour la lumière avant, si un panier est déjà fixé sur le guidon, on doit fixer la lumière sur la roue avant, même problème si le porte bagage est équipé d’une siège enfant.)
  • Prix et qualité très variables (j’ai acheté un kit en Allemagne à 5€, un autre kit à 29€, la durée de vie est tout aussi médiocre).

Reste que ces lumières sont particulièrement puissantes : vous pouvez éblouir un automobiliste, qui va se croire flashé par un radar alors qu’il circule à 20km/h dans les bouchons, vous pouvez retrouver votre chemin dans la ruelle pénible où se trouve votre garage à vélo, vous pouvez les utiliser comme frontale pour retrouver vos clés, etc etc etc. peut être que ça vaut l’investissement, après tout.

Les diodes électroluminescentes

L’investissement de départ est assez variable : de 19.99€ pour le kit avant arrière de Chok chez Go Sport ou 6.99€ l’unité chez Decathlon, marque B-Twin.

Le principe est le suivant : deux modes, un fixe, un clignotant, un gros élastique, et on accroche la diode où on veut. J’ai mis les mienne à la selle et sur la roue avant. Elles résistent bien aux intempéries, elles sont rapides à enlever et peu encombrantes (j’accroche les miennes à mon porte clés pour être certaine de ne jamais les oublier).

Deux inconvénients majeurs :

  • la pile bouton est chère ! 14€ pour remplacer les deux diodes, soit quasiment le prix d’achat ! Attention aux pièges, ne l’achetez pas dans la bijouterie prout prout de la place machin, on va vous faire payer le double et vous facturer la pose. Achetez la en hypermarché, au rayon multimédia. Evitez aussi de perdre le micro tournevis fourni avec le kit, sous peine de ne plus pouvoir accéder au compartiment et de devoir, donc, aller en bijouterie.
  • L’élastique ne résiste pas plus d’une saison ! il finit par se briser net, rendant la diode inutilisable (vous pouvez toujours récupérer la pile) (soupir).

Ce système de fixation développé par Knog est bien meilleur, avec tous les avantages de la diode mais évidemment c’est un peu plus cher, compter 35€ en moyenne. Guillaume vous recommande le modèle Gekko.

  • Les petits accessoires additionnels

ATTENTION : ils ne remplacent en aucun cas un bon éclairage, mais s’avèrent pratiques pour augmenter votre visibilité.

  • Deux paires de catadioptres sur les roues. Oui, c’est moche, ça va pourrir tes roues customisées, mais c’est obligatoire.
  • Idem sur les pédales.
  • Le fameux et très très laid gilet jaune : écoutez je sais, c’est chiant, mais roulez le sous la selle, et sortez le en cas de contrôle de police, souvenez vous qu’il n’est pas obligatoire en agglomération. Sinon vous pouvez toujours en acheter un et le mettre en scène en photo pour l’envoyer à Cali Rezo.
  • Des brassards réfléchissants (certaines associations cyclistes en distribuent gratuitement, renseignez vous).

Voilà. Si avec ça vous avez encore la mauvaise foi de rouler dans le noir, je vous souhaite une amende de 1ère classe de 11€.

Pour plus d’informations, consulter cette page sur le code de la route et les verbalisations applicables aux cyclistes. Source : Vélomobilité, mieux se déplacer en Île de France.

! Rien à voir ! Message Personnel !

Merci à Vincent de Strasbourg Cycle Chic pour l’échange de lien !

C’est terriblement 2001 les échanges de lien sur les blogs, j’adore !

J’ai des cache oreilles léopard et des collants rouges ! Mon vélo est très moche ! Venez me prendre en photo !

Du Vélib à la Choucroute 6/ Un sondage et une bonne adresse

Un sondage sur Vélib

Face à l’engouement croissant pour le vélo, êtes-vous favorable ou non à l’implantation à Strasbourg d’un système de location type Vélib ? Rappelons qu’il s’agit d’un système de location en libre-service, disponible 24 h / 24 et sept jours sur sept, essentiellement financé par la pub. Participez à notre sondage sur notre blog www.strasbourg.dna.fr

Voilà, strasbourgeois cyclistes, exprimez vous !

Pour ma part… ça sera non. Je préfère que soit amélioré le système de Vélocation déjà mis en place, que soient organisés d’avantage de bourses aux vélos, que l’action du CADR67 soit valorisée en ce qui concerne la prévention du vol, la sécurité de son vélo, la sécurité routière, etc. et que l’argent soit investi dans l’extension et la réfection des pistes cyclables existantes.

Et pourquoi ne pas rendre gratuit les parkings sous terrains surveillés de la Gare Centrale, ainsi que les services réparation et entretien qui y sont proposés ?

J’en profite pour vous donner ma TRÈS bonne adresse en cas de pépin mécanique.

Esprit Cycles

Les services testés :

  • Réparations minutes : réglage des freins, gonflage des pneus, resserrage du petit boulon qui se fait la malle, installation du support pour cadenas ou du panier que vous avez été incapable de monter toute seule, bref, tous les petits trucs « superflus » qu’on laisserai facilement « couler » en temps normal faute de temps et qui finissent par s’aggraver. Tarifs : de gratuit à vraiment pas cher.
  • Réparation au forfait : quand les ennuis de santé s’accumulent sur la pauvre monture, Esprit Cycles se charge de tout. A titre d’exemple, le changement de ma chambre à air, d’un de mes freins et la réparation de ma dynamo m’ont couté 25 euros. Mon vélo a été immobilisé à l’atelier du vendredi au lundi midi, ce qui est plutôt rapide. Je me demande d’ailleurs comment ils font, quand j’y dépose mon vélo, l’atelier a toujours l’air surbooké et pourtant ils me le rendent dans les temps. J’y ai également effectué une révision « zen » à 15€ sur mon ancien vélo.

Autre services très intéressants mais non testés :

  • Location de vélo à la journée, sur le mode « touristique » avec un audioguide. Un super moyen de faire découvrir Strasbourg à des amis qui viennent vous rendre visite, mais dont vous n’avez pas le temps de vous occuper en journée. On se retrouve tous sur son vélo le soir pour prendre un verre et déguster un bon repas. 10€
  • Vente de vélo d’occasion à partir de 50€. Au moins là, on a la garantie d’acheter un vélo en bon état, et pas « tombé du camion ».
  • Boutique de pièces détachées : pour customiser mais aussi pour réparer vous même votre vélo. Je craquerai certainement un jour sur la sonnette king size et sur le protège selle léopard…
  • Service à domicile : Rien de plus rageant en effet de devoir transporter votre vélo au pneu crevé à pieds de chez vous jusqu’à l’atelier… la solution esprit cycles : vous téléphonez, on vient chercher votre vélo pour le réparer. Pratique, rapide, malin !

Enfin, l’équipe d’Esprit Cycles est disponible, efficace, souriante, et, ce qui ne gâche rien, très agréable à regarder :D.